2007-Delphine Buffler, poèmes(Écrire la correspondance, atelier animé par Hugues Lethierry)
Parfois le soir, quand la nuit tombe
Je sens comme un poids qui m’étreint
Mon coeur me pèse, le ciel est lourd
Il ny aura pas d’ aube demain
Le temps se tasse, le temps se casse
Ne sais plus ce que fait ma main
Et mes yeux sourds, et ma voix vide
Vont s’ écraser comme chagrin
Toi l’ Homme clair, l’ Homme sourire
A quoi pensais-tu ce matin
Le temps se casse, le temps se lasse
Tout ne ressemble plus à rien
Je croyais te voir toujours
Tu t’ en vas par là d’ou tu viens
Les jours sont de traîtres silences
Je ne retrouve plus ton chemin
Un matin de force tranquille
J’ ai laché les derniers oiseaux
La brise était douce et la ville
Murmurait des paroles d’ eau
Brefs adieux j’ étais sans fil
Me retrouvais sur le carreau
Et suis partie comme on navigue
Comme on laisse tomber sa peau
Le coeur en mer la tête vide
Je balbutiais sur le trottoir
Mes pas étaient mes seuls guides
Bientôt se finirait le soir
Un matin de force tranquille
J’ai laché les derniers oiseaux
Je me suis lancée sur le fil
J’ ai voulu revenir te voir
Delphine Buffler